Journée marathon-Partie 3-Hey, how are you Hefner?
Iron Man
Séance de 18h20 à l’UGC-Lille

Synopsis :
Tony Stark est un génie de la technologie doublé d’un milliardaire séducteur et vendeur d’armes. Lorsqu’il se rend en Afghanistan pour affaire, il se fait kidnapper. Au bord de la mort, il doit fabriquer à ses révisseurs un missile Jericho dont lui seul a le secret. Pourtant, il décide de se fabriquer une armure pour pouvoir s’échapper. Conscient de ce qu’il vient d’inventer, il décide de l’améliorer afin de combattre ce qu’il encourageait jusque là…
Iron Man entame la marche des adaptations de comic-books de l’année 2008. Attendu depuis fort longtemps, le film n’a rien à envier à beaucoup d’autres qui l’ont précédé. Encore faut-il savoir ce que l’on va voir en s’installant dans son fauteuil de cinéma. Toute adaptation n’aura pas le charisme de Spider-man, c’est assez évident. Jon Favreau n’est pas Sam Raimi. Non mais vous vous souvenez d’où vient Sammy, ou quoi? Jon Favrau, lui, revient quand même de loin, et je trouve sa transition plutôt réussie.
A mon avis, pour apprécier le film, il faut accepter dès la première seconde que l’on est là pour voir un film à gros budget, un film d’action, un film de genre. Seconde précision, ne pas avoir peur du manichéisme qui règne un peu tout le long du film. N’est-ce pas un peu une des caractéristiques d’Iron Man, finalement? Comment y éviter la patriotisme? Question délicate. Le milliardaire capitaliste se faisait enlevé par des vietnamiens, l’évolution de l’Histoire a fait que ces derniers soient remplacés par des Afghans. Certes. N’ayons pas peur, et n’en restons pas là.
Le film s’inquiète donc de raconter la génèse d’Iron Man passant d’un Tony Stark incroyablement dans l’air (people) du temps à un demi-héros face à son destin et à ses troubles qui ne s’envolent pas malgré la prise de conscience [notons quand même que Stark a l'air moins torturé que dans le comic original...histoire de laisser des histoires à raconter aux prochains épisodes?]. Que dire de ce bon vieux Robert Downer Jr.? Il est fortttt rare que je ne le trouve pas à la hauteur. On ne tombera pas dans les clichés « qui mieux que lui aurait pu interpréter un homme en proie à des démons, face à sa propre vie, cherchant la rédemption » et blablabla, mais quand même, l’homme a un sens de l’humour et du jeu incroyables qui ne faiblissent pas avec le temps, au contraire.
On dira aussi Amen à Jeff Bridges que je n’ai reconnu qu’au bout d’une demi-heure (ne cherchez pas, The Dude est méconnaissable). Quant à Gwyneth Paltrow, le rôle, enrichi, fait moins potiche que de nombreuses petites amies de super-héros. Mais quand même est-on capable de lui pardonner ses travers lorsqu’en 2007, Didier Allouche l’interviewait au comic-con? Sérieusement, Gwyneth…
Bon très bien, on pourrait dire que le film sert surtout d’introduction à une trilogie désormais signée. Le scénario manque d’un petit quelque-chose et l’action rappelle parfois un peu trop d’autres films (la recherche du costume calque Spiderman 1 sans honte ni regrets, la scène de combat finale rappelle un peu trop…Transformers…Le meilleur film de ce beurk de Michael Bay, mais quand même, ça reste Michael Bay, brrrr). Mais le film mérite quand même de faire partie des adaptations réussies de l’année. Quand même, quand on a vu Hulk, Ghost Rider, Catwoman ou La ligue des gentlemen extraordinaires, on en ressort que plus tolérants.
Notons l’apparition obligée de ce vieux Stan Lee en Hugh Hefner (patron de Play-Boy, quoi, vous n’avez jamais regardé Les girls de PlayBoy sur E! ?), ah AH. AH AH. Et Jon Favreau, d’abord acteur, s’offre un petit plaisir en chauffeur de Tony Stark. Enfin Samuel L. Jackson en Nick Fury non crédité. Luv it.
Enfin bon, voilà. Pour apprécier le film, il suffit de se laisser couler. Favreau a soigné sa mise en scène et n’a pas mis les deux pieds dans le plat, c’est déjà ça. Même si je regrette l’absence d’une musique intemporelle comme y ont eu droit Batman ou Superman, je serai là au second rendez-vous! Roberrrrrt!
6,8/10 (Robert mérite toujours une bonne note. Quoi, « j’en rajoute »?)






ON FAIT QUOI MAINTENANT?