[critique] Bored to Death S01E01 à E06
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Si vous êtes des nostalgiques du temps où les films de Woody Allen étaient encore drôles, voici la série faite pour vous.
Dès les premières secondes, on donne le ton et on revendique son héritage Allenesque :
« -What are you? Another self-hating New-York Jew? » et le héros de répondre dépité « Yes I am… »
Un des derniers bébés de HBO, Bored to Death, suit la vie de Jonathan Ames, un écrivain sans inspiration qui, au lendemain d’une rupture douloureuse, décide de s’improviser détective privé. S’en suivent évidemment des situations farfelues, autant liées aux enquêtes désastreuses qu’à l’entourage particulier du héros. Par exemple, il devra accompagner son meilleur ami lors d’une coloscopie ou fournir son patron en drogues diverses.
Avec dans le rôle du juif new-yorkais dépressif Jason Schwartzman, l’acteur qui monte qui monte qui monte, vu dans Marie Antoinette, membre de la clique de Wes Anderson. On le verra bientot dans Scott Pilgrim vs The World (bref ce type est awesome).
Zach Galifianakis tient le rôle du meilleur ami cinglé et dessinateur de comics. Ceux qui l’on vu dans The Hangover savent a quel point le bougre maitrise les rôles d’asociaux trash mais attendrissants.
Le toujours étonnant Ted Danson ( Arthur Frobisher dans Damages ) joue le patron excentrique et la charmante Olivia Thirlby ( The Wackness, Juno ) sera la petite amie à reconquérir…

La série se veut une parodie de film noir avec des enquêtes un peu ridicules se déroulant dans un New-York où il fait bon vivre. Personne ne prend au sérieux ce héros oscillant entre romantisme et muflerie, entouré de femmes fatales qui ne finissent jamais dans ses bras. Une sorte d’antidote à la morosité qui rappelle Weeds pour son humour politiquement incorrect et plus bizarrement Gilmore Girls pour son ambiance de petite ville aux habitants hauts en couleur…

Mais ce concept de « noir-odie » est-il assez fort pour tenir la route? Oui et non : il faut avouer qu’au fil des épisodes le numéro de Galifianakis a tendance a devenir exaspérant et le coup de l’écrivain sans inspiration n’est pas des plus originaux, mais on s’attache à ces héros sortis d’un Woody Allen qui se débâtent avec la réalité et projettent leurs névroses et leurs fantasmes sur le monde décidément trop banal qui les entoure.
Sans être LA série du moment Bored To Death reste drôle, originale et distrayante; une comédie légére qui ne vous laissera pas mort d’ennui (haha haha).






ON FAIT QUOI MAINTENANT?